2 CD
K617116
Plus de 2h
Chœur des moines Bénédictins de Clervaux
Direction : Carlo Hommel
Tarif Adhérents : 16,00 €
Jamais on avait entendu l’orgue se faire aussi rêveur que dans ce "point d’orgue à un coucher de soleil sur la mer". Dom Benoît (1893/1979) passa l’essentiel de sa vie dans cette abbaye de Clervaux au Luxembourg à entretenir un dialogue muet avec Dieu. Voici ses émouvants poèmes, rythmés par le chant grégorien des moines de Clervaux. Vous avez dit Mystique ?
1 - Triptyque sur l’Hymne de Noël 17’01
Avent 1939
Composée de 7 strophes de 4 vers chacune, l’hymne Christe, Redemptor omnium, écrite au VIe siècle, chante en mode de RE authente la naissance selon la chair du Fils de Dieu venu sauver l’humanité. Les vers 1 & 4, identiques, commencent modestement au DO inférieur, tandis que le 2e bondit joyeusement par l’arpège DO-MI-SOL jusqu’au DO aigu. Il n’en faut pas plus pour justifier l’encadrement du triptyque d’orgue qui s’ouvre par l’énoncé de l’hymne sur base de DO majeur, et se clôt par la reprise du thème, mais cette fois en RE majeur. Une présentation succincte des 3 volets de l’œuvre donnera une idée du chemin parcouru entre ces deux termes.
1. Grave & Fantaisie-Choral
La démarche pesante et l’alchimie modale et tonale du Grave entonné par un solo de pédale évoquent bien la lente progression de l’humanité, depuis ses origines, à travers la pénombre. Des lueurs aux teintes changeantes font pressentir la lumière. Puis deux soli de flûte, ?Partido de mano derecha, diminutions du thème pleines de fantaisie, accompagnées d’accords diversement coloriés, encadrent le chant de l’hymne en trois bémols, où la voix céleste s’épanouit au dessus de l’augmentation du premier vers à la pédale.
2. Cantilène
Dans ce mouvement central, pourtant composé en dernier, les interrogations lancées vers le ciel et les réponses en phrases mélodiques descendantes, la pesanteur et la grâce, se rencontrent, se rejoignent, et la tonalité de ré majeur apparaît pour la première fois.
3. Fugue et Postlude
Dans la construction contrapuntique la plus généreuse de toute son oeuvre, Dom Benoît développe le premier et dernier vers de la strophe non sans lui opposer des motifs des deuxième et troisième vers. Sommes-nous en DO majeur ou en RE mineur?? Un point d’orgue tourmenté, à la dominante de RE mineur, ramène les questionnements de la Cantilène. Plusieurs strettes y répondent et un vigoureux solo de pédale introduit l’apothéose de l’hymne, haussée d’un ton.
2 - Christe, Redemptor omnium 3’06
Hymne des vêpres et des vigiles de Noël.
Christe Redemptor omnium, Christ, rédempteur de tous les hommes,
Ex Patre Patris unice, Fils unique engendré par le Père,
Solus ante principium Seul avant tous les temps,
Natus ineffabiliter. Né ineffablement !
Tu lumen, tu splendor Patris, Tu es la lumière, tu es la splendeur du Père,
Tu spes perennis omnium : Tu es à jamais l’espérance de tous :
Intende quas fundunt preces Prête attention aux prières que répandent,
Tui per orbem famuli. Par toute la terre, tes serviteurs.
Memento salutis Auctor, Rappelle-toi, source du salut,
Quod nostri quondam corporis, Que de notre corps, autrefois,
Ex illibata Virgine D’une Vierge très pure,
Nascendo, formam sumpseris. Tu daignas prendre, en naissant, la similitude.
Sic praesens testatur dies, Ainsi l’atteste ce jour
Currens per anni circulum, Que la rotation de l’année a ramené :
Quod solus a sede Patris Oui, seul, tu t’élances du trône de ton Père,
Mundi salus adveneris. Et tu deviens salut du monde !
Hunc caelum, terra, hunc mare, Ce jour : le ciel, la terre, les océans
Hunc omne quod in eis est, Et tout ce qu’ils contiennent,
Auctorem adventus tui Le chantent comme le moment de ton Avènement,
Laudans exsultat cantico. Dans une louange de jubilante allégresse.
Nos quoque, qui sancto tuo Nous aussi,
Redempti sanguine sumus, Rachetés par ton sang tellement précieux,
Ob diem natalis tui Nous fêtons ce jour de ta naissance,
Hymnum novum concinimus. Par le chant d’une hymne encore jamais entendue.
Gloria tibi Domine, A toi, Seigneur, la gloire,
Qui natus es de Virgine, Toi qui es né de la Vierge ;
Cum Patre et Sancto Spiritu, Gloire aussi au Père et à l’Esprit,
In sempiterna saecula. Amen. A travers les siècles qui, jamais, ne finiront. Amen.
3 - Il est né, le divin Enfant 8’53
Noël populaire avec cinq variations, pour harmonium ou orgue, 1953.
Le caractère bon enfant des variations égale la gaieté du thème. Mais que vient faire alors une sorte d’interlude sombre, où se bousculent les tonalités, où s’entrechoquent?les phrases? Le refrain revient, maestoso, marcato, chromatique. Le couplet donne occasion à un dialogue où alternent passages nerveux et affirmations majestueuses. Après deux points d’orgue et l’annotation du compositeur?: Silence brusque. Ahurissement général?!?!?, le refrain réapparaît une dernière fois très doux, emprunt d’une grande nostalgie.
4 et 5 - Prélude et Invitatoire “?Christus natus est nobis?” 4’12
Un bref prélude conservé sur une feuille non datée et portant l’inscription non autographe Venite exsultemus de Noël, introduit l’Invitatoire, c’est-à-dire le chant solennel de l’ouverture de l’office nocturne.
Christus natus est nobis : Venite, adoremus. Le Christ nous est né : Venez, adorons le !
Venite, exsultemus Domino, jubilemus Deo, Venez, exultons pour le Seigneur. Jubilons pour le Dieu
salutari nostro : praeoccupemus faciem ejus in qui nous sauve. Que notre louange réjouisse
confessione, et in psalmis jubilemus ei. son visage. Au son des psaumes, disons lui notre joie.
Gloria Patri, et Filio, et Spiritui Sancto. Gloire au Père, au Fils, et au Souffle Saint !
Sicut erat in principio, Comme c’était au commencement,
et nunc, et semper, qu’il en soit encore ainsi, maintenant, toujours,
et in saecula saeculorum. Amen. et jusque dans les siècles qui n’auront pas de fin.
6 - Noël Basque 9’06
Introduction et huit variations, publié en 1943 aux Etats Unis,
dédié à Miss Evelyn Benedict.
Pour ce chant étrange, aux paroles savoureuses Abenduaren ogei ta bost garénian, Dom Benoît a su créer, dès l’introduction, le climat qui convenait, en jouant sur l’indécision même d’une tonalité qui oscille avec art entre LA mineur et LA majeur. Flûtes, plein jeu, anche douce, tutti du récit, voix célestes, cromhorne?; flûtes et voix célestes réunies, grand chœur commentent tour à tour un thème avec lequel le génie de Dom Benoît se sentait en affinité. La 7e variation, with mixed modes, qui pousse à son paroxysme le caractère ambivalent du thème, ne manquera pas de retenir spécialement l’attention.
7 - Introït de la messe du jour 2’13
Puer natus est nobis, et filius datus est nobis : cujus Un enfant nous est né. Un fils nous est donné.
imperium super humerum ejus : et vocabitur nomen L’empire repose sur ses épaules. Messager du
ejus, magni consilii Angelus. Grand Conseil : tel est son nom !
Cantate Domino canticum novum : quia mirabilia Chantez au Seigneur un chant nouveau, car ce qu’il
fecit. a fait est merveilleux ! (Is. 9,5 & Ps. 97,1)
8 - Puer natus est 3’20
Décembre 1951, dédié à M. l’abbé R. Salers, de Montauban
Une sorte de Pastorale s’abaissant par tons entiers évoque furtivement quelques motifs de l’Introït, avant de s’abîmer dans une méditation sur la Mesure d’homme qui est Mesure d’Ange. L’âme demeure sous le charme d’Accords sans fin dans le baiser d’Amour éternel. (Les citations sont issues du manuscrit offert au Père Daniel-Ange.)
9 - O sanctissima, o piissima 6’40
Ce titre n’est pas d’origine. Le manuscrit, daté de Mai 1960, le seul à nous avoir transmis cette œuvre, n’en porte aucun. Le chant des marins siciliens à la Sainte Vierge O sanctissima, o piissima est surtout connu par son adaptation comme Noël allemand: O du fröhliche, o du selige, gnadenbringende Weihnachtszeit. Nous ignorons quel texte – le texte latin ou l’allemand - inspira les trois pièces que Dom Benoît développa sur ce cantique. Elles sont comme une introduction solennelle, un choral correspondant à ce que l’auteur entendait par la manière de Buxtehude, et une méditation bien représentative du style de notre musicien bénédictin.
10 - Magnificat des deuxièmes Vêpres de Noël 7’54
Hodie Christus natus est : hodie Salvator apparuit, Aujourd’hui, le Christ est né. Aujourd’hui, le
hodie in terra canunt Angeli, laetantur Archangeli : Sauveur s’est manifesté. Aujourd’hui, sur la terre,
hodie exsultant justi, dicentes : Gloria in excelsis chantent les anges, se réjouissent les archanges.
Deo, Alleluia. Aujourd’hui, les justes exultent et proclament :
" Gloire à Dieu au plus haut des cieux, Alléluia. "
Magnificat anima mea Dominum, Mon âme magnifie le Seigneur,
Et exsultavit spiritus meus in Deo salvatore meo, mon esprit exulte en Dieu, mon sauveur !
Quia respexit humilitatem ancillae suae. Ecce enim Oui, il a prêté attention à la petitesse de sa servante,
ex hoc beatem me dicent omnes generationes, alors, toutes les générations me diront
bienheureuse !
Quia fecit mihi magna qui potens est, et sanctum C’est que le Puissant a fait pour moi de grandes
nomen ejus, choses, et Saint est son nom.
Et misericordia ejus in progenies et progenies Sa miséricorde s’étend sur des descendances et des
timentibus eum. descendances, pour ceux qui le vénèrent.
Fecit potentiam in brachio suo, dispersit superbos Il a rendu son bras vigoureux,
mente cordis sui ; et il a dispersé ceux dont le cœur recèle des
pensées arrogantes ;
Deposuit potentes de sede et exaltavit humiles ; il a déposé les puissants de leur trône,
mais il a élevé les humbles.
Esurientes implevit bonis et divites dimisit inanes. Les affamés, il les comble de biens,
mais les riches, il les renvoie sans rien.
Suscepit Israel puerum suum, recordatus Il accueille Israël, son serviteur,
misericordiae, se souvenant de sa miséricorde,
Sicut locutus est ad patres nostros, Abraham et comme il l’avait promis à nos Pères,
semini ejus in saecula. Abraham et toute sa descendance, à jamais.
Gloria Patri, et Filio, et Spiritui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Souffle Saint !
Sicut erat in principio, et nunc, et semper, et in Comme c’était au commencement, qu’il en soit
saecula saeculorum. Amen. encore ainsi, maintenant, toujours, et jusque dans
les siècles qui n’auront pas de fin. Amen.
Pendant sa longue vie d’organiste liturgique, Dom Benoît s’est régulièrement intéressé à ce genre très particulier que sont les Versets de Magnificat. Alors qu’il nous a laissé, en ce domaine, une profusion de merveilleuses petites compositions pour chacune des grandes fêtes, à première vue, Noël fait figure de parent pauvre. Cette lacune apparente s’explique fort bien?: Dom Benoît puisait sans vergogne dans les riches collections de Noëls populaires, d’autant plus qu’on les chantait volontiers à l’Abbaye, lors des récréations, où les moines, fidèles à une coutume remontant à Dom Guéranger, aimaient à se remémorer ces chants pleins de fraîcheur. De cette pratique, il nous reste un témoin émouvant?: des versets transcrits de mémoire (avec quelle souffrance?!) pour les Magnificat de ces fêtes de Noël en exil, lorsque la communauté se trouvait à Chanly, en Belgique?: Noëls 1941-1942-1943-1944 en souvenir des petits Noëls de Rouher laissés à Clervaux. Ce sont des petits morceaux ravissants?!
11 - Chant d’Amour dans le Silence de la Nuit …Lumineuse de Noël 8’08
Novembre 1951, dédié à Daniel-Ange
Dans Dom Benoît, dix ans après sa mort, le Père Georges Chopiney tente de reconstituer le programme coutumier de l’organiste-compositeur?: Comme Offertoire de la Messe de Minuit, tradition sacrée?: le “?Noël Basque?” et ses huit variations, qui neigeaient doucement sur une foule silencieuse dont on sentait battre le cœur sous les assauts répétés de cette douce nostalgie torturante. A partir de 1951, le “?Noël Basque?” devait alterner avec son cadet (…) le “?Noël original?” aux six variations?: “?Dans la nuit de silence et de lumière de Noël?”. Tout autre chose comme ambiance, celui-là?: aussi ravi que le “?Noël Basque?”, quoique d’une tout autre manière, enfantin, jovial en apparence, mais toujours avec ce cafard (très “?Benoît?”) de l’homme mûr, qui revoit son enfance chaude et comblée, cette merveille qu’on ne retrouvera jamais ici-bas…
Dom Benoît lui-même à richement annoté les manuscrits de cette composition poétique entre toutes?:
“? …Et voici que je puis … peu à peu t’enseigner cette marche vers Dieu qui seule peut te satisfaire, car de signes en signes tu L’atteindras, Lui qui se lit au travers de la trame, Lui le sens du livre dont j’ai dit les mots, Lui la Sagesse, Lui qui Est, Lui dont tu reçois tout en retour car d’étage en étage il te noue les matériaux afin d’en tirer leur signification. Lui qui est Dieu aussi des villages et des fontaines?” (A. de St Exupéry, Citadelle p 414.)
Thème?: “? …La Nuit en marche vers l’Aurore…?”
1ère variation?: Et la nuit est belle?! …Et l’Avent, c’est la Nuit, c’est tout Israel convergeant vers le Messie?!?!?!
2e variation?: Adoration de Marie, de Joseph et des Anges …
3e variation?: Les Bergers et leurs petits moutons arrivent au son des cithares …?!?!
4e variation?: “?La Paix silencieuse et symphonique des constellations …?” Canon libre à l’octave
5e variation?: “?Et nous, … en marche, les yeux rivés sur cette Lueur timide et voilée, et chaude là-bas – c’est le désir impatient qui chante dans la Nuit …?”
6e variation?: Sur les Quintes. “?L’appel au désert pour être précurseur, pour rendre témoignage à cette Lumière, à cette Flamme timide qui se lève in nocte, qui ne dissipe pas les ténèbres mais éclaire et réchauffe ceux qui s’en approchent …?”. Noël n’est qu’un baiser de PAIX.
Nuit de Pâques
1 - Alleluia du Samedi Saint, Prémisses des Joies Pascales 4’09
à M.J. Pinchard, en témoignage d’affection, mars 1963.
Dans cette composition tardive, le cheminement tonal ne rappelle pas seulement la cantillation du triple Alleluia, mais il évoque surtout le cheminement psychologique depuis les appels et les interrogations chuchotés dans les brumes de la nuit jusqu’à l’affirmation triomphale proférée dans le grand jour : “Christ est vraiment ressuscité!”.
2 - Samedi Saint : Élévations 1 et 2 4’38 N° 1 des 50, publiées en 1948. “A mes frères, les moines de Clervaux et à nos bienfaiteurs américains”. Les 163 élévations publiées représentent à peine la moitié de l’énorme production de Dom Benoît dans ce domaine. Ce sont surtout elles qui l’ont fait connaître. La plupart ayant été publiées aux Etats-Unis d’Amérique, Dom Benoît est plus connu là-bas qu’en Europe. Toujours est-il que les élévations lui ont valu deux mentions dans “La Musique d’Orgue Française...” de Norbert Dufourcq. Pour Dom Chopiney, elles sont comme des “filets d’encens, toutes grandement révélatrices de la prière du maître qui voulait, précisément, nous faire prier”.
Cette seconde élévation décrit “les saintes femmes, au matin de Pâques, s’approchant du tombeau à pas menus, feutrés et comme sur la pointe des pieds, hésitantes et craintives, ne sachant pas encore qu’elles vont rencontrer l’éblouissement suprême, tandis que, lentement, se met à irradier sur elles la grande Joie pascale, sous le thème de l’Alleluia de la Résurrection”. (Dom Chopiney).
3 - Sortie : Ite missa est, Alleluia 1’36
Pour harmonium, Chanly, 26-27 janvier 1943. Dans cette brève page, le sujet, exposé au soprano avec neuf éclairages harmoniques différents semble clamer autant de fois la victoire du Christ sur les forces du mal.
Suite liturgique pour Pâques - publiée en 1948 -
4 - Retour de Procession - Choral sur “Salve festa dies” 3’55
Choral sur le chant processional de Venance Fortunat (évêque de Poitiers au VIe siècle), “inspiré par la manière de D. Buxtehude”.
5 - Entrée Pontificale sur “Resurrexi” (Introït de la messe) 4’21
(...) faisait apparaître en lui le grand poète de l’orgue, plein de richesses, au style noble, mais aussi, parfois, souriant de fantaisie. Les dernières mesures de cette pièce, qui n’aboutissent pas à l’accord parfait, mais restent insatisfaites et comme en attente, ouvertes sur l’infini du désir, témoignent bien de la grande manière de Dom Benoît”. (Dom Chopiney)
6 - Terra tremuit et quievit dum resurgeret in iudicio Deus 7’23
(Offertoire) Ressusciter pour la vie ou pour la mort ? Telle est la terrible interpellation lancée par cette fresque grandiose à trois motifs : “dum resurgeret” évoquant le bouleversement de la nature et la crainte des êtres vivants ; “in iudicio Deus”, tour à tour menaçant ou jubilant ; “alleluia”, paisible dans les cadences mais fracassant au sommet de l’œuvre.
7 - Cantilène Pascale sur l’Alleluia du Samedi Saint 4’13
Dans le manuscrit “Vêpres de Pâques” : “Paramentum, Avec Marie dans la Joie de Pâques”. 19-20 février 1940. Un Allegretto, dont le thème pastoral -réminiscence d’un concert de musettes écossaises donné à la radio anglaise le dimanche 18 février 1940- encadre le développement de l’Alleluia entendu en début de ce disque. La contradiction apparente entre l’harmonisation tendue de cet Alléluia (par une suite d’accords qui est déjà venue jeter une ombre sur le fa dièse majeur de la pastorale) et le gai rythme de valse qui s’affirme progressivement dans cette partie centrale est un exemple frappant d’une constante que la musique de Dom Benoît a en commun avec tout grand art : elle n’est jamais unidimensionnelle.
8 - Sortie sur “Ite missa est, alleluia” 4’10
(...) une prodigieuse danse de liesse, où il nous montrait à la perfection toute la richesse de son talent d’harmoniste. (Dom Chopiney)
A Notre Dame, la
“Citharae Magistra”
Par la main de l’Ange musicien de Fra Angelico
Le Chant Intérieur
Petites Pièces pour Harmonium ou Orgue
Publié en 1954. Dans la doxologie de l’hymne “Propriam nobis” des vêpres de Notre-Dame, Consolatrice des Affligés, Patronne du Luxembourg, Marie est appelée “Citharae Magistra”. “L’Ange musicien” n’est autre que le frère Daniel-Ange, aujourd’hui bien connu pour ses livres et ses prédications. Il était un ami très proche du Père Benoît. “Ce sont de toutes petites pièces, des gouttes de parfum, la quintessence de son âme chantante, qui s’offre en délicates confidences. C’est jeune, c’est frais, c’est limpide et ingénu, c’est filial, confiant, émerveillé. Le Maître des orgues a alors trois fois vingt ans”. (Dom Chopiney)
9 - * Dédicace 4’20
Andante con moto e tranquillo, ms. : fin novembre, 3 déc. 1951
10 - * ... sicut incensum... 1’40
Andante, ms, : 5 avril 1951
11 - * Niveas et candidas animas 0’45
Pontifical romain -de benedictione et consecratione virginum. Allegretto
12 - * “Et grege de niveo gaudia pastor habet !” 1’06
(Salve festa dies. Liturgie de Pâques) Pastorale
13 - * “Se consumer en sa divine Présence 1’27
comme un cierge ardent pour Lui rendre amour pour Amour”...
(Sainte Marguerite-Marie) Largo, ms : 7 avril 1951
14 - * Sapins 0’47
Gay, ms : Majestueux et élancé ... et dirigam eum ego ut abietem virentem
(Osée 14,9), 10 avril 1951
15 - * Etoiles Andantino, ms : 9 avril 1951 1’02
16 - * Custos quid de nocte ? Très simplement, ms : 14 avril 1951 1’03
17 - * Fuguette Lento, andante, ms. : 20 avril 1951 1’26
18 - * (...) Et l’âme peut trouver et voir cette Bonté infinie... 3’22
quand elle considère en ce mystère ce qui est long et dur.. le long,
je le dis de sa longue Passion conjointe avec sa dure Mort”...
(Sainte Angèle de Foligno) Lento molto e pesante, ms. : 11 avril 1951
19 - * “Accordez, Seigneur, que mon être entier 1’53
soit comme haletant vers Vous, o suprême et vraie Béatitude”...
(Sainte Gertrude, Héraut de l’Amour divin, III) Poco lento, ms. : 14 juillet 1951
20 - * Voici que notre miroir est le Seigneur 1’35
(Odes de Salomon : Ode 13), ms. : 16-17 juillet 1951
21 - * Le Seigneur a fait le soleil pour le jour... La nuit amène ensuite l’ombre... 1’38
L’alternance de l’un et de l’autre prêche la Beauté de Dieu”...
(Odes de Salomon : Ode 16), ms. : 21 juillet 1951
22 - * Isti sunt agni novelli... 2’11
Pastorale, Gay, Tempo primo, ms. : 19-20 juillet 1951
23 - * Ubi caritas et amor... 2’01
(Jeudi Saint) Très simplement, ms. : 3-4 juillet 1951
24 - * Improvisation 3’42
à Sœur Marie de la Croix
25 - * Point d’Orgue à un coucher de soleil sur la mer 4’08
ms. : fin septembre 1951