
Après avoir célébré le mythe d’Orphée en juillet 2007, c’est autour des « musiques funèbres et de passion » que s'est déroulée l’édition 2008, culminant avec une nouvelle version de la Passion selon Saint-Jean, de Jean Sébastien Bach, proposée par la Chapelle Rhénane.
Plus de quarante concerts et rencontres musicales ont été donnés sur toute cette période dont l’on trouvera ci-après les événements majeurs, confiés à des ensembles tels que la Grande Écurie et la Chambre du Roy, les Jeunes Musiciens Baroques du Paraguay, les chœurs de l’Océan Indien, la Chapelle Rhénane, le tout jeune ensemble des Traversées baroques ou la Colombina. Enfin, le dimanche 13 juillet, c’est la fastueuse Royale Compañia de Opera de Camara qui a proposé la restitution de l’opéra « Artaserse », dans la Salle de Fêtes de Sarrebourg.
Un partenariat Ville de Sarrebourg – Conseil Général de la Moselle,
Avec le soutien de
La Région Lorraine
Le Ministère de la Culture
(Direction Régionale des Affaires Culturelles)
> À partir du 12 mai pour les adhérents / Carte Privilèges
> À partir du 26 mai pour tout public
TÉLÉCHARGEZ LE BULLETIN DE RÉSERVATION ET DES CONDITIONS GÉNÉRALES :
TÉLÉCHARGEZ LE PLAN DE SARREBOURG AVEC INDICATIONS DES LIEUX DE CONCERTS :
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15h – Esplanade du Couvent
«Et si on prenait un verre ?»
Concert pour verres musicaux et cors de basset
Par l’atelier musical de l’École des Vosges et le Trio di Bassetto
16h – Auditorium
Récital d’orgue inaugural
Œuvres de Valente, Correa de Arauxo, Samuel Scheidt et Sweelinck
Soliste et présentation : Francis Chapelet
[Entrée sur invitation]
16h – Salon de musique
Concert du Trio di Bassetto
Œuvres de W.A. Mozart et ses amis
17h – Auditorium
Second récital d’orgue Francis Chapelet
[Entrée libre, dans la limite des places disponibles)
Pour cette première journée du XXIème Festival, Le Couvent et ses partenaires du secteur éducatif vous proposent de découvrir le travail des ateliers musicaux qui se déroulent toute l’année en partenariat avec les établissements scolaires de Sarrebourg.
Ce sont ainsi les enfants - musiciens de l’école des Vosges qui vous accueilleront avec leurs verres musicaux, tandis qu’élèves et professeurs du Lycée Professionnel Régional Dominique Labroise seront fiers et heureux de vous présenter le bel orgue qu’ils ont édifié avec le facteur d’orgue Jean-François Dupont, à partir de l’orgue historique d’Andahuaylillas, simultanément restauré au Pérou par le Centre International des Chemins du Baroque. Ce projet exemplaire a pu être réalisé dans le cadre d’un Projet d’Economie Locale et Sociale (PELS), accordé par la Caisse d’Épargne de Lorraine et avec le soutien du Conseil Général de la Moselle.
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ATTENTION : nouvel horaire, le concert est programmé à 20h30
Claudio Monteverdi - Vêpres de 1610 (extraits)
Johann Sigismund Neukomm - Le grand Office Funèbre
Chœurs de l’Océan Indien
La Grande Écurie et Chambre du Roy
Direction Jean-Claude Malgoire
Chef des chœurs, Jean-Louis Tavan
En mars 1838, Sigismund Neukomm (Salzbourg, 1778 – Paris, 1858) compose à Paris sa seizième messe. Parmi les quinze autres messes que cet homme de soixante ans avait déjà écrites, était celle jouée lors des commémorations de la mort de Louis XVI au Congrès de Vienne en 1815 ; alors que Beethoven vivait encore, on choisit une composition de Sigismund Neukomm à l’occasion de ce grand évènement européen. C’est également lui qui avait été appelé à composer le Te Deum joué à la cathédrale Notre Dame pour l’entrée solennelle de Louis XVIII dans Paris en 1814. Quelques années plus tard, en 1819, Neukomm compose au Brésil un Libera me, Domine pour terminer l’une des premières (sinon la première) exécution du Requiem de Mozart en Amérique du Sud.
La Missa pro Defunctis de 1838 est formée de cinq pièces qui constituent un service funèbre complet : un Requiem, suivi d’un Libera me, Domine et d’un De profundis, et un Miserere composé de huit versets entre lesquels s’intercale une Marche funèbre.
Pour chacune de ces pièces, Neukomm a laissé un avant-propos donnant des instructions très précises sur la manière de les exécuter. Il écrit par exemple : « Ce Miserere est destiné à être chanté en accompagnant le corps au lieu de la sépulture. Les chanteurs marcheront par divisions ou chœurs de trois rangs. […] Chaque fois que la marche funèbre sera terminée, […] le Directeur en chef, qui marchera en tête des chanteurs, frappera sur un tamtam, […] cinq coups qui indiqueront la mesure : les chanteurs chanteront quatre de ces cinq coups, et avec le cinquième coup, ils commenceront leur verset sur tous les rangs. […] . C’est ce cérémonial très précis que restitueront chanteurs et musiciens de la Grande Écurie.
Attention ! Ce concert fera l’objet d’un enregistrement en public
destiné à une prochaine publication du Label K.617
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> 10h00 – Bibliothèque (entrée libre)
Un patrimoine historique au cœur du développement social
Rencontre avec… Alexis & Yannis Metzinger, cinéastes
> 11h30 – Auditorium du Couvent ≈ Cycle orgue Andahuaylillas
Musique italienne pour cuivres baroques et orgue
Œuvres de Monteverdi, Del Buono, Frescobaldi
Ensemble Svobodné Hudební Bratrstvo (Prague)
A l’orgue Filip Dvořák
« Maravillas dicen de vos »
Louange à la Vierge Marie au Nouveau Monde
Le Jeune Ensemble Baroque du Paraguay
Direction : Jennifer Vera
Manuscrits oubliés de Kroměříž
Œuvres de Lassus, Vevjanovski, Poglietti, Capricornus et anonymes
Ensemble Svobodné Hudební Bratrstvo (Prague)
Sous ce titre qui fleure bon l’ésotérisme qui leur sied si bien, les musiciens pragois dévoilent un large pan du mystère qui recouvrait jusqu’à ces dernières années l’une des plus riche bibliothèque musicale d’Europe centrale : celle de Kroměříž, en Moravie. Sa situation de Ville d’Empire doublée de celle de cité épiscopale lui valut une chapelle musicale hors pair et égalant celles, proches, de Vienne et Salzbourg.
C’est ce qui explique la profusion de partitions subsistant à Kroměříž au sein d’une bibliothèque extraordinaire où se côtoient des maîtres de chapelle totalement (et injustement) ignorés, avec des compositeurs tels que Roland de Lassus, Heinrich Biber ou Schmelzer. D’où le titre du présent concert.
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> 10h00 – Bibliothèque (entrée libre)
Bilan et perspectives de la coopération en Amérique Latine
Rencontre avec… Alain Pacquier
> 11h30 – Auditorium du Couvent ≈ Cycle orgue Andahuaylillas
« Thèmes à varier »
L’art de la variation selon Sweelinck, Scheidt, Bach, Mozart et .... Christophe Durant
A l’orgue Christophe Durant
ATTENTION : nouvelle distribution, programme et lieu. L'ensemble Terra Australis est remplacé par les Chœurs de l’Océan Indien
Première partie (église Saint-Barthélemy) : Œuvres de C. Monteverdi, G. Puccini, J. Alain
Deuxième partie (Salle des Fêtes) : Chants de l’Océan Indien avec percussions et piano
CANTARÉUNION – CHŒURS DE L’OCÉAN INDIEN
Orgue solo et continuo : Thierry Ferré – Au piano Dominique Rakotonirina
Direction Jean-Louis Tavan
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2 itinéraires présentés par 4 festivals
> À la rencontre de la Croix monastique des Vosges et de la principauté de Salm
> Autour des prieurés et châteaux en pays lunévillois
UN PROGRAMME PRÉPARÉ ET ANIMÉ PAR
• Le Festival International de Sarrebourg
• Le Festival des 7 Roses de Saint-Quirin et en Pays des deux sarres
• Le Festival de Froville
• Le Festival des Abbayes des Vosges.
en partenariat avec la Région Lorraine et la Caisse des Dépôts
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> 11h30 – Auditorium du Couvent ≈ Cycle orgue Andahuaylillas
Plain chant et orgue dans l’Europe du XVIIème siècle
La Colombina
A l’orgue Jérôme Mondésert
Tomás Luis de Victoria
Officium Hebdomadae Sanctae (Office pour la Semaine Sainte)
La Colombina
Raquel Andueza, soprano - José Hernández Pastor, alto
Josep Benet, ténor - Josep Cabré, baryton
Tomás Luis de Victoria vécut une vingtaine d’années à Rome et il y composa la majeure partie de son œuvre. L’Officium Hebdomadae Sanctae y fut rédigé, alors que Victoria s’apprêtait à regagner la Castille et on peut sans conteste considérer ce véritable monument d’art sacré comme le point culminant de cette longue période créatrice. Les récits de la Passion du Christ sont ici empruntés à Saint Mathieu et Saint Jean, accompagnés des lamentations attribuées au prophète Jérémie.
On peut parler d’une œuvre insurpassable, tant cet ensemble musical traduit la douleur et le sentiment d’adoration de façon impressionnante. Et si certains évoquent à propos de Victoria sa sévérité et sa sobriété, c’est d’un bout à l’autre de cet «Office de la Semaine Sainte» que souffle l’esprit, avec une intensité unique et brûlante, le classant parmi les grands mystiques de son temps.
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> 10h00 – Bibliothèque (entrée libre)
Rencontre avec… Édith Weber, musicologue, professeur émérite d’Histoire de la Musique à l’Université Paris-Sorbonne
> 11h30 – Auditorium du Couvent ≈ Cycle orgue Andahuaylillas
Récital d’orgue Jérôme Mondésert
Jean-Sébastien Bach
Johannes Passion
Tanya Aspelmeier et Salomé Haller - sopranos Julien Freimuth et Pascal Bertin - contre-ténors
Julian Prégardien (Évangéliste), Vincent Lièvre-Picard et Michael Feyfar - ténors Benoît Arnould (Christ) et Dominik Wörner - basses
La Chapelle Rhénane
Direction : Benoît Haller
À la tête de la Chapelle Rhénane, Benoît Haller explore depuis des années la musique sacrée allemande, redonnant aux textes de l’ancien et du nouveau testament toute leur signification.
Après Heinrich Schütz, Samuel Capricornus et Diedrich Buxtehude, une telle entreprise ne pouvait que l’amener aux pieds de cet incomparable monument musical qu’est la Passion selon Saint-Jean écrite par celui qu’Albert Schweitzer surnommait fort justement « le cinquième évangéliste » : Jean Sébastien Bach.
Mais la version proposée à Sarrebourg réservera quelques surprises, puisque le travail de Benoît Haller n’aura pas consisté uniquement à mettre ses pas dans les traces de ses nombreux devanciers - interprètes, mais à comparer les sources ainsi que les exécutions du temps de Bach. Il s’agit peut-être d’un nouveau regard sur une partition trop hâtivement jugée dénuée de tous mystères...
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> 10h00 – Bibliothèque (entrée libre)
« Présence de Marc Chagall à Sarrebourg »
Rencontre avec… Dominique Heckenbenner, Conservateur du Musée de Sarrebourg
> 11h30 – Auditorium du Couvent ≈ Cycle orgue Andahuaylillas
Récital d’orgue Thierry Ferré
Œuvres de Roberday, Raquet, Gabrieli et Frescobaldi
Musiques festives à la Cour de Sigismund III
Œuvres de Mielczewski, Zielenski, Pekiel, Priuli
Ensemble vocal et instrumental « Les Traversées baroques »
Ensemble Svobodné Hudební Bratrstvo
Direction Étienne Meyer
Ce concert est organisé en coproduction avec l’association « Les Traversées Baroques » et bénéficie du partenariat de la Fondation BNP Paribas, ainsi que du soutien de la Région de Bourgogne, Direction des relations internationales avec le soutien technique d’Allez chants, de l’Institut Français de Prague et du Conservatoire à Rayonnement Régional de Dijon
À la fin du XVIIème siècle, la Cour de Pologne est l’une des plus raffinées d’Europe. C’est surtout lorsqu’il s’installera à Varsovie que le roi Sigismond III y favorisera la musique de façon exceptionnelle, engageant vingt trois musiciens italiens parmi les meilleurs de leur époque; ce qui aura une influence décisive sur le développement de la musique polonaise. Dans les années qui suivent, plus de cent compositeurs italiens apparaissent sur les registres de la Chapelle Royale et, parmi eux, Tarquinio Merula et Francisco Anerio. Tout cela ne devait pas laisser indifférents les compositeurs polonais dont les psaumes, motets et autres œuvres de musique sacrées trahissent à la fois le talent qui mérite aujourd’hui la redécouverte, et les influences de leurs contemporains italiens.
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Avec la participation des ensembles :
Sonidos de la Tierra (Paraguay), les Chœurs de l’Océan Indien (Îles de la Réunion et de Madagascar) l’ensemble « Traversées baroques » et la Compagnie Hydragon avec son spectacle Croch’pieds
Représentation sur le site de Saint-Ulrich de l’opéra
1ère partie : Acte I
2ème partie : Acte II & III
Artaserse : Anna-Maria Panzarella, soprano
Arbace : Marina Pardo, mezzosoprano
Mandane : Marina Comparato, mezzosoprano
Semira : Sunhae Im, soprano
Artabano : Gerardo López, ténor
Megabise : Mariví Blasco, soprano
Real Compañia Ópera de Cámara
Juan Bautista Otero
Comment de tels chefs d’œuvres de l’art lyrique peuvent ils demeurer dans l’oubli ?
Ce Domènec Terradellas, ami de Rameau et de Rousseau (qui lui rendit un bouillant hommage dans sa «Lettre sur la musique française» datée de 1743) naquit à Barcelone en 1713. Il émigra à Naples à l’âge de 19 ans pour y devenir l’élève de Durante et développa alors son talent dans le domaine de l’opéra seria, laissant une douzaine d’ouvrages d’une écriture confondante de débordements et de virtuosité instrumentale et vocale.
C’est grâce aux efforts conjugués de la Real Compañia de Ópera de Camara et de l’Institut Ramon Llull, tous bien décidés à replacer au premier plan ce grand compositeur catalan, que peut être présenté «Artaserse» à Saint-Ulrich, en création moderne mondiale.
Le livret en puise aux différentes sources grecques et romaines. Il décrit le conflit intérieur d’Arbacès qui, pour ne pas voir son père accusé de régicide, assume tous les meurtres commis pour usurper le trône de Perse...
Nota bene : en cas d’intempéries, ce spectacle sera présenté à la Salle des Fêtes de Sarrebourg à 19h00
Une production réalisée en partenariat avec l’Institut Ramon Llull - Ministères des Affaires étrangères culturelles de Catalogne, la Fondation AXA, Generaltiat de Catalunya
Un spectacle réalisé également en partenariat technique avec le Conseil Général de la Moselle